Comment Gemini répond à « un électricien à Lyon »
Gemini dispose d'un mécanisme que Google appelle l'ancrage (« grounding ») : avant de répondre, le modèle effectue des recherches Google, lit des résultats, et rend une réponse accompagnée de métadonnées d'ancrage — les requêtes effectuées et les pages utilisées. Pour une question locale, cela signifie que Gemini recommande d'abord ce que la recherche Google fait remonter pour cette ville : fiches, annuaires, sites, avis.
La conséquence est importante et souvent mal comprise : chez Gemini, la visibilité IA d'une entreprise locale hérite largement de sa visibilité dans la recherche Google. Une page absente de l'index Google n'a aucune chance d'être lue par Gemini. Ce n'est pas vrai au même degré pour ChatGPT ou Perplexity, qui ont leurs propres index.
Ce qui distingue Gemini des deux autres
D'abord, il n'y a pas de « robot Gemini » à autoriser : c'est Googlebot qui explore, et Google-Extended n'est qu'un jeton de robots.txt qui régit l'entraînement et l'ancrage — Google précise que le refuser n'a pas d'impact sur la recherche ni sur le classement. Ensuite, Google dit explicitement qu'aucune optimisation particulière n'est requise pour ses aperçus IA : une page indexée et éligible à un extrait est éligible. Enfin, la localisation : l'API Gemini n'offre pas de paramètre de position pour la recherche, et INSIIGN doit l'indiquer dans l'instruction envoyée au modèle. C'est une approximation, et elle est écrite comme telle dans la méthodologie.
Gemini, aperçus IA, mode IA : trois surfaces, une seule mesurée
Google propose des réponses générées à trois endroits : l'application Gemini, les aperçus IA en tête des résultats de recherche, et le mode IA. Toutes s'appuient sur l'index Google, mais Google ne publie pas d'équivalence entre elles, et rien ne garantit qu'une entreprise citée par l'une le soit par les autres. INSIIGN interroge l'API Gemini avec ancrage : c'est la seule des trois surfaces qui se mesure de façon reproductible, et c'est celle-là, et pas la page de résultats Google, que le rapport décrit.
Les robots de Google, et ce qu'ils font de votre site
D'après la documentation de Google, relue le 13 septembre 2026. Le point qui compte : ce qui sert à CITER une page n'est pas ce qui sert à ENTRAÎNER un modèle, et un fichier robots.txt peut autoriser l'un sans l'autre.
| Jeton | Rôle | robots.txt | Sert à citer |
|---|---|---|---|
| Googlebot | l’index de la recherche Google, sur lequel s’appuient les aperçus IA et le mode IA | respecte robots.txt ; une page doit être indexée et éligible à un extrait pour apparaître dans un aperçu IA | oui |
| Google-Extended | un jeton de robots.txt, pas un robot : il régit l’usage du contenu déjà exploré pour l’entraînement de Gemini et l’ancrage dans certains autres produits | le refuser n’a aucun effet sur la recherche Google ni sur le classement | non |
Page de référence : developers.google.com/search/docs/crawling-indexing/google-common-crawlers. Le site d'INSIIGN autorise ces robots, et vous pouvez vérifier le vôtre en ouvrant votre-site.fr/robots.txt.
Ce qu'on sait de Gemini, et à quel degré
documentépublié par l’éditeur du moteurmesuréobservé par INSIIGN dans les réponses, méthode publiquehypothèseplausible, non mesuré
- documentéGoogle indique qu’aucune optimisation particulière n’est requise pour apparaître dans les aperçus IA ou le mode IA : une page doit être indexée et éligible à un extrait dans la recherche. source
- documentéGoogle-Extended contrôle l’entraînement et l’ancrage de Gemini, et Google précise que ce jeton n’a pas d’impact sur l’inclusion dans la recherche ni sur le classement. source
- documentéL’API Gemini avec ancrage Google Search renvoie des métadonnées d’ancrage : les requêtes de recherche effectuées et les pages utilisées. C’est là qu’INSIIGN lit les sources. source
Comment INSIIGN mesure Gemini
Gemini API + ancrage Google Search. Chaque requête passe par l'API Gemini avec l'ancrage sur la recherche Google activé (« grounding »). Les URL consultées sont récupérées depuis les métadonnées d'ancrage.
Localisation. L'API Gemini n'a pas de champ de localisation pour la recherche : nous ajoutons une instruction explicite « L'utilisateur se trouve à [ville] ([région]), France » et, quand l'API l'accepte, les coordonnées de la ville.
Les trente recherches sont les mêmes pour tous les métiers et toutes les villes, et chaque réponse est conservée avec son texte, ses citations, son modèle et sa date. C'est ce qui rend deux mesures comparables — la vôtre à celle d'un concurrent, celle d'aujourd'hui à celle du mois dernier. Le détail sur la page Méthodologie.
Les limites connues
- La localisation passe par une instruction en texte, pas par un paramètre : c’est une approximation d’un utilisateur situé dans la ville, et nous le disons.
- Gemini, application grand public, et l’API avec ancrage ne sont pas garantis identiques ; Google ne publie pas d’équivalence.
- Les aperçus IA de la recherche Google ne sont pas mesurés : INSIIGN interroge Gemini, pas la page de résultats Google.
Ce qu'on ne sait pas prouver
- La part des réponses de Gemini qui viennent de l’index Google plutôt que du modèle lui-même : les métadonnées d’ancrage disent quelles pages ont servi, pas ce qu’elles ont pesé.
Quand INSIIGN ne sait pas, il l'écrit. Une phrase qui manquerait ici serait une promesse déguisée.
Tester sa visibilité dans Gemini, soi-même
Dans Gemini : « Recommande-moi un électricien à Lyon ». Ouvrez les sources affichées sous la réponse : ce sont les pages que Gemini a consultées.
Reposez la même question une seconde fois, puis une variante avec « pas cher » ou « en urgence ». Si votre nom sort sur les trois, vous êtes visible sur ces formulations aujourd'hui. S'il sort une fois sur trois, votre place tient à peu de chose — et c'est précisément ce qu'une mesure répétée doit dire.